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Comment gérer des jumeaux qui pleurent en même temps ?



Les jumeaux sont des bébés particulièrement adaptables et particulièrement résilients. Et que vous le soyez déjà ou non, vous allez devenir particulièrement adaptables et résilients.

Parce que gérer deux bébés qui pleurent – pardon, hurlent – en même temps, ça fait peur. Très peur, même. On ne veut pas les laisser pleurer, on a peur d’hypothéquer leur avenir pour quelques minutes de pleurs, on a l’impression que tout se joue à ça.

Alors quand on est deux, ça va. Deux parents, deux bébés, le compte est bon. Mais parfois il n’y a pas deux parents, ou l’autre n’est pas là, ou s’occupe d’un aîné… C’est normal, c’est la vie ! On ne peut pas éternellement s’organiser de façon à toujours éviter de se retrouver dans cette situation, alors autant assumer et être clair sur la façon de gérer ce type de crise.

Parce que oui, deux bébés qui hurlent, et c’est la crise. C’est comme ça, on est programmé pour ne pas rester insensible à ça et particulièrement les mères, paraît-il. Ça nous prend aux tripes, et c’est à ça qu’on doit la survie de l’espèce. Paraît-il.

Toujours est-il qu’ici, on peut se dire la vérité.

La première vérité, c’est que quand on est seul avec deux bébés qui pleurent en même temps, on ne peut pas gérer les deux en même temps. C’est physiquement impossible. Alors oui, on prend généralement celui qui pleure le plus ou le plus fort, et on le calme avant de s’occuper du deuxième. Je connais peu de parents qui aient d’autre solution dans cette situation. Et vous savez quoi ? On finit par arrêter de culpabiliser d’en laisser un pleurer le temps de s’occuper de l’autre. Parce qu’in fine, on en a laissé pleurer un quelques minutes, mais on a géré la crise, et cette fierté personnelle prend le pas – doit prendre le pas – sur la culpabilité. Je rappelle aux plus de 30 ans qui écoutent ce podcast que nos parents n’ont pas vraiment eu ce genre de scrupules avec nous, car à l’époque on pensait que les bébés n’étaient que des tubes digestifs et on les laissait pleurer. Et ma foi, on n’a pas poussé de travers pour autant.

Deuxième vérité : on devient créatif. On en prend un dans les bras, on met l’autre dans le transat et on le berce avec le pied ; on se met à faire usage de son moindre doigt de pied, genou, hanche, on teste des caresses et des porters tout le temps différents, et on finit par trouver ce qui convient. Ce n’est généralement pas magique, ça ne peut même fonctionner qu’une seule fois puis plus jamais, mais bon sang qu’est-ce que c’est bon pour le moral de se découvrir des ressources insoupçonnées de créativité pour soulager nos bébés et ainsi prendre progressivement à bras-le-corps notre nouveau rôle de parent de jumeaux. Ca se fait dans la douleur, mais surtout ça se fait. Et c’est la seule chose qui compte et que vous devez garder à l’esprit.

Troisième vérité : il y a de nombreuses façons de dire à un bébé qu’on est là pour lui, qu’on l’entend et qu’on va le soulager. Sans l’avoir dans les bras. La première et la plus importante, si vous avez un bébé dans les bras qui pleure et que l’autre pleure aussi sans que vous puissiez le prendre, c’est de parler au deuxième. Je n’aime pas dire que les bébés comprennent tout ce qu’on dit, parce que techniquement, ce n’est pas vrai. Mais ce bébé qui pleure va comprendre votre intonation de voix, votre intention, le fait que vous vous adressiez à lui, que vous ne l’ignorez pas. Et c’est déjà au moins la moitié du travail de fait sur la voie du soulagement. Vous pouvez aussi lui chanter une chanson en ayant l’autre dans les bras, le bercer du pied, ou toute autre chose qui fonctionne, ou tout ça en même temps du moment que vous lui faites clairement savoir que vous êtes là pour lui aussi.

Quatrième vérité : les bébés s’adaptent à la situation. Je n’aurais jamais pensé que des bébés, des nouveau-nés, puissent être aussi adaptables. En tant que maman solo, comme on dit, même si je déteste ce terme, je peux vous dire que les bébés sentent que vous ne pouvez pas tout gérer en même temps et qu’il va leur falloir attendre leur tour… et que c’est ok. Ils le sentent, ils le comprennent, et ils s’adaptent. Ils deviennent patients, résilients, comme aucun autre bébé. Et c’est tant mieux ! Car plus que d’autres enfants, les jumeaux vont devoir apprendre que c’est parfois chacun son tour car ce n’est pas possible autrement.

Cinquième et dernière vérité : ça ne dure qu’un temps. Si vous craquez parfois à cause de tous ces pleurs, n’oubliez pas que les pleurs d’un nouveau-né sont les pires, parce que vous n’avez pas encore tissé de lien fort avec lui, parce que vous n’avez pas encore noué de relation de confiance forte, parce qu’il ne sait pas encore que vous répondrez à chaque fois qu’il pleure, d’une façon ou d’une autre, et que vous serez là pour tout essayer en vue de le soulager. Mais avec le temps, les pleurs se font moins forts, moins désespérés, parce que vos bébés apprennent et comprennent que vous êtes là pour eux et pour leur bien-être. Les cris deviennent petit à petit de simples appels, puis un jour, un simple “maman !” ou “papa !” et ce jour-là vous mesurerez le chemin déjà parcouru avec vos jumeaux.

Alors oui, je ne vais pas vous dire que c’est simple de gérer deux bébés qui pleurent en même temps ; mais je peux en revanche vous assurer que c’est précisément ce qui dans le regard des autres fait de vous de super-parents, car c’est le cas, n’en doutez jamais.

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