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Est-il plus dur d’avoir des jumeaux ou des enfants rapprochés ?



Il faut que je vous fasse un aveu : il y a un truc qui m’agace prodigieusement chez les parents de jumeaux.

Je veux parler de ce grand débat sans fin qu’on peut avoir parfois entre nous ou avec des parents de singletons : est-ce qu’il est plus dur d’avoir des jumeaux ou des enfants rapprochés ?

Généralement le débat commence quand un autre parent vous demande si vos enfants sont des jumeaux, que vous lui dites oui, et qu’il ou elle se sent alors obligé.e de vous plaindre avant d’ajouter : « Enfin moi, j’en ai eu deux rapprochés, et je pense que c’est pire. »

Vous avez deux attitudes possibles : rentrer dans le débat, ou pas. On oublie souvent qu’on a le choix de rentrer dans ce débat ou pas, en fait, parce que le simple fait d’entendre un parent de singleton nous dire qu’il ou elle a vécu une situation similaire nous rend fous ! On déteste entendre le moindre début de commencement de comparaison d’un parent de singleton avec notre situation de parent de jumeaux, et on a raison : ça n’a rien à voir. Non, je n’ai pas eu d’autre enfant, encore moins rapproché, mais je l’affirme : ce n’est pas la même chose.

D’abord, tout le monde n’entend pas la même chose par “enfants rapprochés”. Quand j’entends des parents me parler d’enfants rapprochés alors qu’ils ont deux ans d’écarts, je me marre. Mais surtout, quand je dis que ce n’est pas la même chose, je veux dire par là que c’est incomparable. Ca peut être plus difficile à certains âges et plus facile à d’autres ; vous avez d’un côté des jumeaux qui peuvent être synchronisés, de l’autre des bébés qui peuvent difficilement l’être mais dont l’un va gagner en autonomie plus vite ; bref, il n’y a pas de réponse universelle à cette question.

Par ailleurs, et c’est surtout ça à mon sens qui rend cette question insoluble dans l’absolu, ça dépend de chacun, chacune, de sa personnalité, de son vécu, de ses attentes, de son niveau d’exigence et de sa capacité à lâcher prise. Pour de très nombreuses raisons, il peut être plus facile pour vous d’élever vos jumeaux que de gérer les enfants rapprochés de votre cousine Martine, tandis qu’il vous serait plus facile de gérer ceux de tante Emma. Différentes fratries, différentes familles, différentes… difficultés.

C’est un peu comme si vous demandiez à 10 personnes si elles préfèreraient qu’on leur coupe une main ou un pied : vous auriez forcément des réponses différentes, ne serait-ce que parce qu’un pianiste et un footballeur professionnel n’auront nécessairement pas la même réponse à cette question. La seule réponse qui peut être la bonne, c’est celle qui est bonne pour vous. Mais pourquoi vouloir en débattre avec quelqu’un d’autre dont la “bonne” réponse sera peut-être différente de la vôtre ?

Je voyais hier une maman à la crèche dont la première fille à l’âge des miens, 2 ans et quelques, et qui vient d’accoucher de sa deuxième fille. Est-ce que c’est plus simple d’avoir le deuxième alors que le premier est en pleine phase d’opposition ?

D’ailleurs, plus généralement, cette question renvoie à celle de savoir s’il y a des âges plus faciles que d’autres. Est-ce que c’est plus simple de gérer un bébé, ses petites misères et ses gros bobos, ou un enfant entre deux et quatre ans, plus autonome mais en pleine adolescence du tout petit ?

Je n’ai pas non plus la réponse à cette question. Là encore, elle est propre à chacun et chacune d’entre nous et chaque histoire est différente. Certains, comme moi, ont trouvé la première année avec leurs jumeaux très facile, à ne faire que changer des couches et donner des biberons à des bébés qui dorment seize heures par jour, alors que d’autres trouvent cette période extrêmement dure, et trouvent ça plus facile après. Nous n’avons pas tous les mêmes capacités d’adaptation, pas le même ressenti dans la même situation, et nous ne sommes juste pas les mêmes parents !

Et je ne parle même pas ici des parents de jumeaux qui ont eu un ainé ou un troisième enfant rapproché avant ou après la grossesse gémellaire…

Oui mais voilà, on s’en fout. D’abord, parce que ce n’est pas un concours. Arrêtez de revendiquer la médaille de mère Courage, ça n’est vraiment pas une distinction très intéressante. Est-ce que vous avez vraiment besoin de ça pour vous sentir un bon parent ?

Et surtout… est-ce qu’on a vraiment envie de savoir qui en bave le plus ? Est-ce qu’on a vraiment envie de se plaindre d’être parents de jumeaux ? Et de le faire, comme j’en ai vu le faire, devant ses enfants ?

Alors en ce qui me concerne, quand quelqu’un me dit que c’est plus difficile parce qu’il.elle a des enfants rapprochés, je lui réponds juste que je ne suis effectivement sûrement pas celle pour qui c’est le plus difficile, parce que j’adore m’occuper de mes enfants. Fin du débat !

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